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On avait prévu se lever tôt. Subliminalement, j’ai dû mal régler le réveil puisqu’on s’est réveillé à huit heures trente.

Bon, on se lève, se prépare et range tout. Puis, un premier voyage vers la voiture (malgré toutes les bonnes intentions, on ne voyage pas léger) et un arrêt pour un petit déjeuner léger.

Après un second voyage vers la voiture, on prend la route; le Nord de l’Ontario promet d’être long et on nous prévoit de huit à neuf heures de route pour atteindre Sault-Sainte-Marie.

Enfin, la route est belle et il faut voir les choses du bon côté. Les paysages sont intéressants avec des surprises presqu’à chaque détour. On croise le Missing Horse Restaurant, des champs de fleurs sauvages de couleurs éclatantes, de braves cyclistes peinant à monter les côtes, des immeubles peints avec des murales étonnantes, et toujours le lac Supérieur en toile de fond.

La route a été tracée en passant par des tranchées dans la roche et encore et toujours, il y a la voie ferrée qui nous rejoint et nous tient compagnie pour quelques temps. Le long de la route, on passe des mines d’or et des dépôts d’améthystes. La grandeur n’étouffe pas les ontariens qui en profiteront pour annoncer le plus long zip line au monde, le plus grand sex shop au monde ou le plus gros je ne sais plus quoi au monde.

Une enseigne colorée en bord de route nous annonce la nation autochtone « Pays plat »; une autre le « Casque Isles Trail ».

À Schreiber, on annonce un musée du rail. À White River, endroit où a commencé l’histoire de Winnie l’ourson, on arrête chez ses descendants, Albert et Walter pour une pause bien méritée.

Arrêt à un site annoncé de vue panoramique pour ne voir que des vallons boisés et une piste de ski, heureusement pour nous sans neige à ce temps de l’année. On en profite pour faire de la photo car le site est parsemé de vieux billots avec des chaines rouillées.

On reprend la route et est surpris de l’annonce de Dubreuilville.

On sent qu’on approche de Sault-Sainte-Marie à la prolifération d’annonces touristiques en bord de route, certaines utilisant les milles pour les distances; le Sault est entre le Canada et le Michigan.

Agawa est un nom très utilisé; il y a la rivière, la baie, la vallée, le chemin de fer, les boutiques de souvenirs. Si on avait prévu du beau temps, on aurait fait la randonnée en train dans le canyon Agawa, mais huit heures en train par temps pluvieux, ce sera pour une autre fois.

On approche de l’embouchure de la rivière Montréal; la vue est à couper le souffle. Comme on aurait aimé une belle journée pour arrêter faire de la photo tout le long de la route.

Enfin, il faut bien avancer; on reviendra pour passer plus de temps et profiter pleinement du paysage.

La journée avance et on approche du Sault-Sainte-Marie. Il est temps de reprendre son souffle après une journée de plus de huit heures de route. Ce repos bien mérité pourrait d’ailleurs se prolonger sur plus d’une journée. À suivre …